Histoire de l’épilation féminine ou « Brûlons nos soutien-gorges et laissons nos poils vivre leur vie » 

 Image : Patti Smith, grande dame. Affiche naturellement quelques poils sur la pochette de Easter, 1978
Par Clhérisson

Ma première réflexion sur le sujet remonte à mon adolescence, après avoir vu le film  Le cœur des hommes 3  de Marc Esposito. Dans ce film donc, les personnages expriment leur affection pour la toison pubienne (allant jusqu’à se surnommer élégamment « le club des adorateurs de la touffe »), prétextant qu’un « pubis sans poil leur évoquait un sexe de petite fille ». Cette idée est proposée dans ce film par des hommes mûrs connaissant évidement déjà une sexualité de plusieurs années voire plusieurs décennies.
En toute jeune spectatrice que j’étais, j’avais alors indubitablement fait le lien entre le fait d’avoir des poils et celui d’être une adulte mature, ayant une certaine expérience sexuelle. Un fossé s’était alors brusquement creusé entre l’adolescente lisse et sans poil et la femme expérimentée qui assume sa pilosité. De fil en aiguille, ma réflexion passa du pubis aux aisselles, puis aux gambettes. Après la grande (et parfois préoccupante) question de « comment s’épiler ? » arrivait le « pourquoi s’épiler ? »

A l’époque, plusieurs recherches m’avaient amenée vers différents raisonnements logiques : L’épilation intégrale féminine est un acquis culturel issu de la culture pornographique. S’épiler intégralement serait donc un potentiel acte de soumission aux fantasmes masculins. Porter fièrement ses poils, sur les jambes autant que sur le sexe, serait donc une revendication féministe et un symbole de liberté.
Il y a du faux et du vrai et il y a surtout beaucoup d’avis qui divergent (verge!). Pour tirer tout cela au clair, plongeons nous donc dans l’histoire de l’épilation et portons un regard critique sur son impact sur les valeurs actuelles.

La chasse au poil de 3000 avant JC jusqu’au XIXème siècle

Certains spécialistes iront jusqu’à défendre que de potentiels outils épilatoires dateraient de la préhistoire. L’épilation se répand de manière certaine à partir de 3000 avant Jésus Christ. Dans l’Égypte Ancienne, en Mésopotamie ou plus largement en Orient, les pharaons, leurs femmes, les aristocrates, les prêtres et prêtresses n’hésitaient pas à pratiquer l’épilation intégrale. Le poil était considéré comme impur, associé à un attribut animal et donc indigne d’une personne de rang élevé. Il est intéressant de noter qu’ici l’épilation se pratique dans un cadre traditionnel et religieux, permettant d’atteindre un certain grade de noblesse. Il n’est donc ici absolument pas question de discrimination, de différentiation sexuelle ou même de séduction. Les premières pinces à épiler et crèmes épilatoires (par exemple des mélanges de cire, d’eau, de sucre, citron… ) voient ainsi le jour.

Par la suite, c’est dans le vaste Empire Romain que les hommes comme les femmes s’épilent intégralement dans les thermes. Les toges courtes dévoilent des jambes lisses et les hommes refusent la moindre trace de barbe. On brûle les poils, on les arrache et on créé des mélanges à partir de… sang d’animaux, comme celui des chauves souris. Original.

Toutefois, suite à la chute de l’empire romain en 476 après JC et ce jusqu’aux premières croisades, l’épilation n’est plus la priorité du peuple. L’occident se souci dans un premier temps de sa propre survie avant de préoccuper de ses poils. C’est seulement entre le XI et le XIII que les voyageurs découvriront des femmes d’Orient (on remarque donc déjà ici que les hommes commencent à se décourager) impeccablement épilées. Ils ramènent d’Orient diverses méthodes d’épilation (cires d’abeilles, gommes végétales, etc…) et le dépoilage est relancé en Europe.

Du XIVème jusqu’au XIXème siècle, l’épilation partielle ou intégrale fait son retour. Bien sûr, la noblesse est la seule catégorie sociale à pratiquer et les femmes sont cette fois-ci les seules concernées. Sous les longues et lourdes robes ornées, on exige une peau blanche et lisse. On reprend alors les recettes miracles venues tout droit d’Orient et on innove avec des mélanges particulièrement toxiques, comme par exemple à base de chaux brûlante ou de sang d’animaux (de grenouille cette fois, tout aussi original) ou de cendres coupées dans du vinaigre ou encore parfois même dans de l’arsenic. Les femmes vont même jusqu’à s’épiler le haut du front pour agrandir leur visage. L’épilation intégrale du pubis est très répandue… et assez dangereuse si l’on se fît aux méthodes de l’époque.

Les techniques et les modes varient, mais le principe restera le même de -3000 jusqu’en 1900 : le poil, c’est l’animal, c’est le non-humain, c’est le bestial, rasez moi tout cela que je ne saurais voir. Toutefois, bien que le résultat soit le même, deux idées assez différentes se dessinent sous la plumes des auteurs. Démêlons cela.

  1. Le poil est considéré comme indigne du genre humain (et surtout des humaines, car les hommes ont globalement abandonné l’idée de brûler et mettre à sang leurs parties intimes avant même la moitié de l’histoire de l’épilation). Donc le poil est associé à l’indomptable. Une femme poilue est une femme sauvage, une potentielle rebelle. Ainsi intégralement épilée, elle redevient lisse et inoffensive. L’épilation serait donc selon cette théorie, imposée par les hommes afin de maintenir leur domination, aussi bien physique que psychologique, sur les femmes.
  2. A l’inverse, certains auteurs prétendent que la plupart des femmes se rasaient par fierté, pour braver la nature et disposer de leurs corps. Elles revendiqueraient ainsi une supériorité subtile sur leur statut de femme, tout en usant des prouesses techniques de leurs époques. Le corps de femme impose des poils disgracieux ? Arrachons tout cela et soyons lisses comme nous voulons l’être, pour notre liberté sexuelle et notre plaisir intime.

Impact culturel aujourd’hui

En 2018, les moyens de s’épiler continuent de se multiplier : le très répandu rasoir, la crème épilatoire, l’épilateur électrique, le laser, la cire chaude, la cire froide, etc… Certaines se font l’intégrale, d’autres se limitent aux aisselles ou aux demi-jambes, d’autres encore ne font rien. Chaque corps présente une pilosité différente qui dépend toutefois de sa culture, sa tradition et son environnement influent. Si l’on se concentre sur l’Ouest de l’Europe (et plus facilement sur la France), on peut dire sans caricaturer que la mode tend plus vers l’épilation maximum. Les sourcils doivent être bien dessinés (et parfois maquillés), les aisselles sont impeccables et sentent bons, les jambes sont lisses même si l’on porte des bas par-dessus et le sexe est dégagé de tout poil. La mode est au corps longiligne, voluptueux, sensuel et doux. Sous les airs de femmes fatales fortes, quelques heures de travail, préparation et domestication.

L’impact de le pornographie sur les mœurs actuelles ne peut pas être nié. Certes, tout le monde ne regarde pas de films pornos, mais son influence reste, malgré nos meilleures volontés, indéniable. Pour retracer rapidement l’histoire de la pornographie, elle a, tout comme sa cousine l’épilation, presque toujours existé. Dans l’Antiquité, on retrouve des fresques à caractères pornographiques, tout comme en Chine ainsi qu’en Inde d’où est issu le Kamasutra, écrit entre le VI et le VII siècle. Dans la peinture et la littérature, la pornographie fait quelques apparitions, plus ou moins discrètes et plus ou moins critiquées. Mais venons-en directement vers les années 70 en Europe où les cinémas diffusant du porno connaissent un certain succès. Ils seront détrônés par les VHS coquines dans les années 90, qui laisseront elles-même leurs place à Internet qui reste le n°1 Mondial aujourd’hui.

De manière générale, l’industrie pornographique véhicule une image stéréotypée des corps. Les femmes sont grandes, minces, épilées intégralement, offrant des courbes sensuelles et une forte poitrine. Les hommes n’y échappent pas et se doivent d’être grands et musclés, avec un sexe de taille conséquente. Mais restons pour l’instant concentrés sur nos poils.

Pour citer quelques chiffres issus d’une étude datant de 2014, réalisée par TUKIF : 77% des hommes préfèrent les femmes épilées, c’est à dire que 50% préférant une épilation totale ou quasi totale (incluant de manière non-exhaustive le maillot brésilien, le ticket de métro et l’intégral qui est d’ailleurs la méthode qui remporte le plus grand succès) et les 27% restant se tournent vers le maillot classique ou bikini. Seulement 23% des hommes disent donc préférer des femmes qui ne s’épilent pas.
En réponse à cela, on apprend que 85% des femmes s’épilent, avec 27% d’épilation totale ou quasi totale citées précédemment et 58% d’épilation classique ou bikini. Seulement 15% des femmes ne touchent pas à leurs poils. Ces chiffres datant de 2014, on peut supposer une certaine évolution et sans doute une légère croissance du pourcentage d’épilation totale et quasi totale chez les femmes. Quant aux avis de ces messieurs… certains se disent de plus en plus ouverts et de moins en mois regardant sur la pilosité féminine. Les mentalités évoluent, mais les pubis reflètent vraiment les déclarations de ces messieurs ?
Prenons aussi en compte l’âge des hommes et femmes sondés : ce sont en majorité écrasante les plus jeunes (moins de 25 ans et moins de 35 ans selon les catégories de sondage) qui se tournent vers les épilations les plus extrêmes. Les poils reviennent vraisemblablement avec l’âge et on perd l’envie de s’épiler régulièrement. Ces chiffres nous prouve aussi que les femmes s’épilent en général plus que ce que les hommes souhaiteraient, entretenant donc encore les stéréotypes.

Aujourd’hui, bien que tout le monde ne soit pas forcément touché par la culture pornographique, certaines de ses caractéristiques restent ancrés dans l’imaginaire collectif. Aussi un jeune garçon de 18 ans, avec pas ou peu d’expérience sexuelle est habitué à fantasmer sur une femme voluptueuse et sans poil. On lit partout qu’une majeure partie de la population masculine entre 20 et 30 ans aujourd’hui n’a presque jamais vu de sexe féminin avec une forte pilosité. Ainsi, les filles/femmes du même âge ne se pose même pas la question : l’épilation s’est aujourd’hui tellement répandue qu’elle apparaît comme une évidence. « Le poil c’est sale. C’est pas désirable. Ça dépasse de la culotte. Jamais je le laisse me faire un cunni si j’ai des poils. »

Les raisons sont multiples et variées. Quelques exemples:
On lit sur beaucoup de sites que l’absence de poil sur le pubis faciliterait et rendrait même plus agréable le faire d’être touchée ou léchée. Les zones érogènes serait en effet dégagées et donc rendue plus sensibles.
Il n’est aujourd’hui évidemment plus question de se montrer en été sur la plage avec des poils sur les jambes, aisselles ou qui dépassent du maillot. Culturellement, l’été est la saison de la chasse aux poils et du bronzage. La peau reste lisse et ambrée, voire bien brunie si le soleil le permet. Les poils n’ont pas leurs places sur les photos de vacances ou celles des magazines de mode.
Exit également les poils aux aisselles : ça fait transpirer, c’est moche, ça se remarque tout de suite. Alors on rase une, deux, trois fois par semaines… Mais rappelons que le fait de raser les poils les fait repousser drus, sombres et souvent plus vite qu’on ne l’espère. #exemplelabarbedesmecs
Finalement, les deux plus forts arguments sont bien sûr de nature esthétique : les poils ne sont pas élégants au quotidien et ils ne sont pas non plus les bienvenus au lit avec son compagnon / sa compagne. Donc… en somme le poil est banni de la sphère publique et privée. On n’affiche de poil ni face aux inconnus ni avec celui/celle qui partage notre intimité.

Et si le poil redevenait notre ami ?

Il aurait été difficile de me plonger dans ces recherches, aussi passionnantes soient-elles, sans conclure avec une partie plus subjective. Cet article n’est vraisemblablement pas une éloge de l’épilation intégrale. Rappelons quelques points :

Biologiquement parlant, un poil est une formation filiforme couvrant certaines parties de notre anatomie. Ses rôles sont multiples : Une protection thermique mineure (mais cela concerne surtout les cheveux), la diminution des inflammations cutanées mais surtout l’évacuation de la transpiration et donc la détoxification. Les poils du nez, des oreilles et les cils sont une barrière de protection contre la poussière, microbes et autres agents agressifs extérieurs. Il en est vraisemblablement de même pour la pilosité pubienne (masculine et féminine), qui servirait dont à protéger le sexe des frictions et des bactéries. J’adore cette phrase de l’ami Wikipedia « Toutefois, aucune étude ne permet d’étayer cette hypothèse ». L’article sur la toison pubienne, rubrique « Fonction » (au singulier, remarquez)  totalise deux lignes et deux mots. J’a-dore. C’est vrai que c’est pas intéressant le pubis, hein ?

S’épiler, intégralement ou partiellement, peut prendre plusieurs minutes voire heures par semaine. Fixons une moyenne grossière d’environ une heure par semaine, ce qui reste malgré tout conséquent. Le magazine français Cosmopolitan s’est amusé à calculer combien de temps dans une vie on passe à « se faire belle » (article cité dans les sources). Les chiffres : 30 jours de notre vie pour s’épiler les sourcils, 72 jours pour les jambes, des chiffres incroyables pour les brushing et autres coiffages. Par pudeur peut-être, aucun chiffre concernant l’épilation du maillot. Sans compter qu’aujourd’hui, les jeunes filles commencent à s’épiler de plus en plus tôt, ce qui rallonge considérablement ce temps.

Rien de nouveau, en plus de prendre du temps, s’épiler coûte de l’argent. Un paquet de quatre rasoirs jetables peut atteindre 1,80euros et va durer entre un et deux mois. Une boite de bandelettes de cire froide vaut une dizaine d’euros, si ce n’est plus, selon les marques et les magasins, et durera lui aussi un mois ou deux. Certaines se rabattent sur l’épilateur électrique, d’une valeur d’une allant de trente à quatre vingt-dix euros et qui lui vous sera fidèle plus longtemps… dans la joie et la douleur. Un rendez vous chez l’esthéticienne peut grimper jusqu’à 30 euros, voire plus si l’on préfère les forfaits complets. On peut facilement atteindre une centaine voire plusieurs centaines d’euros par an pour s’épiler. Ce qui n’inclut donc même pas les vêtements, le maquillage, les soins, les rendez-vous chez le coiffeur… bref, toutes ces petites choses que la société nous demande -sans en avoir l’air- de consommer avec fidélité, parce que c’est ainsi que les femmes sont et surtout doivent paraître. Donc, l’épilation, c’est comme beaucoup de choses, c’est une perte de temps et d’argent. Ce n’est toutefois pas vain, le résultat est visible et beaucoup diront que « ça en vaut la peine ». Mais… ça repousse vite les poils mesdames.

En 2018, à l’heure où environ 90% des femmes s’épilent, nous confortons nos partenaires masculins dans cette image de la femme lisse et sans poil. Compréhension, diversité, tolérance apparaissent comme les mots forts du siècle, mais qui applique vraiment ces principes ? A la plage, si on affiche des poils sur les jambes, les regards brûlent souvent plus fort que le soleil et on redoute les moqueries. Les magazines « féminins » (mode, maquillage ou autres qui, par ailleurs, confinent la femme dans sa position de consommatrice de valeurs typiquement féminines- vantent à tour de bras moult méthodes pour s’épiler efficacement et économiquement : ajoutez au prix du produit celui du magazine : 6 euros en moyenne. Notez aussi qu’une nouvelle méthode révolutionnaire est découverte chaque été juste avant les soldes.

Nous participons au développement d’une génération imberbe, refusant le corps de femme mature et poilue que la nature nous impose. Les très jeunes filles d’aujourd’hui découvrent leurs premiers poils avec honte et dégoût. Dans les écoles primaires, les collèges et jusqu’aux lycées, la tyrannie de la peau lisse et des premiers sous-vêtements sexys s’impose. Les sixièmes les plus populaires (celles qui ont déjà testé la cigarette) sont rarement tendres avec « l’intello » et son pantacourt qui laisse entrevoir un début de pilosité. On ne peut faire plus caricatural certes, mais la vérité se cache malheureusement quelque part par là. C’est dans un climat de tension sociale, où règne le Diktat de l’apparence, que grandissent les jeunes filles aujourd’hui. Alors que notre monde ne manque pas de combats à mener, nous en sommes encore à nous demander si l’on se contentera de l’épilation type ticket de métro ou si on tente l’intégral. Cherchez le problème.

Selon moi, le pire est effectivement le fait de conforter les hommes et surtout les jeunes hommes dans cette imaginaire collectif de la femme sexy. Une fille avec des petits seins ou des poils aux aisselles est-elle moins désirable ? La plupart des hommes de moins de 25 ans aujourd’hui (si ce n’est plus) n’ont jamais vu un sexe de femme avec des poils. D’ailleurs, depuis quelques années, on remarque que ces messieurs ont eux aussi tendance à s’épiler ou se raser. La chasse aux poils s’étend jusqu’à la gente masculine qui se réconcilie avec l’épilation intime… Ce qui ne règle toutefois pas le problème. On ne peut pas blâmer uniquement Internet d’avoir répandu cette image de femme belle, lisse et sexy. Certes, l’étendue mondiale des images transmises sur la toile n’aide en rien, mais ce sont les femmes en tant que consommatrices qui entretiennent aussi cela. Nous montrer parfaitement épilées sur une plage, au bureau et au lit avec nos amant(e)s et ce depuis quelques dizaines d’années, transmet malgré nos des valeurs et des pratiques intrinsèques aux futures générations de femmes.

La question n’est pas de savoir une bonne fois pour toutes si on doit ou non s’épiler. La question ici est d’ordre personnel. Il s’agirait en effet plutôt de faire ce dont on a envie et d’être VRAIMENT telle qu’on veut être et non pas telle qu’on devrait être pour plaire. Facile à dire. Nos décisions sont parasitées par

l’invasion des médias, eux mêmes poussés à fond par les lobbys cosmétiques, agro-alimentaires, etc… Est-il encore possible de rester fidèle à soi-même dans une société de sur-consommation, dans un système qui marche à deux vitesses ?

Le poil n’est pas sale. Avoir des poils aux aisselles, sur le sexe, sur les jambes, ce n’est pas dégoûtant. C’est normal, c’est la nature. Si vous vous préférez sans, enlevez les c’est votre choix. S’il ne vous dérange pas, vivez avec. Réconciliez vous avec votre corps, réconciliez votre entourage avec ce qu’est un corps de femme. Vos performances sexuelles, votre plaisir et votre beauté n’en seront pas atteintes. On a tous-tes à gagner à laisser une chance aux poils.

2PJ Harvey, icône du rock depuis plus de trente ans.

3L’origine du Monde, 1866, Gustave Courbet
Tableau mainte fois repris, admiré, critiqué, bannis, porté en héros, sujet de mille débats.
Les voies d’internet étant impénétrables, il est très difficile de trouver des photos de sexe féminins touffus. Par ailleurs, sur Google Image, vous pouvez sans risque taper « sexe femme poilu ». Cette peinture est l’une des rares représentations fidèles, parmi de nombreuses photos parodiques ou sans aucun lien avec le sujet.

Pour conclure, une ouverture : Un rapide aperçu de la mode des poils teints, très peu diffusée en France. Dans certains pays d’Occident, on en parle beaucoup et on admire, mais on suit rarement le mouvement.
Et enfin, je ne peux que vous recommander l’admirable projet photographique de Ben Hopper « Natural Beauty ». Prenez le temps de regarder… Ces filles vous semblent-elles moins sexy, moins désirables avec leurs petites pilosités ?

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SOURCES

http://leboncoinvip.blogspot.de/2012/11/texte-sur-pourquoi-les-femmes-sepilent.html
http://next.liberation.fr/sexe/2014/04/18/les-femmes-qui-s-epilent-integralement-regardent-plus-de-porno_1000127
http://www.vanityfair.fr/style/beaute/articles/une-histoire-du-poil-pubien/24447
https://www.epil.fr/L-epilation-du-debut-du-XXe-siecle-a-nos-jours_a19.html
http://www.marieclaire.fr/,epilation-integrale-maillot,735353.asp
http://www.racontemoilhistoire.com/2015/09/30/poil-histoire-epilation/
https://www.demotivateur.fr/article/clitoris-anatomie-illustrations-emma-check-ta-chatte-6406
http://www.cosmopolitan.fr/,en-une-vie-combien-de-temps-passe-t-on-a-se-faire-belle,1918793.asp
https://www.nouvelobs.com/rue89/nos-vies-intimes/20170719.OBS2289/dressage-au-college-comprendre-par-l-humiliation-qu-il-faut-s-epiler.html
http://www.ifop.com/media/poll/2609-1-study_file.pdf
http://www.marieclaire.fr/,gazon-cheri-comment-preferent-ils-notre-partie-la-plus-intime,20256,196.asp
http://www.terrafemina.com/forme/bien-etre-beaute/articles/24620-epilation-du-maillot-les-hommes-aiment-les-poils.html

Ben Hopper :

http://blog.therealbenhopper.com/2014/04/08/natural-beauty-new-photo-project/

https://therealbenhopper.com/Projects/Natural-Beauty/1/thumbs

Merci à Chaouette pour le titre

 

 

 

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